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2026-07-29

Tribune juridique de Me Kim Mi-a, avocate étrangère (États-Unis) du cabinet d'avocats (à responsabilité limitée) Daeryun
Alors que le départ à la retraite de la génération du baby-boom s'accélère, la réémigration de compatriotes ayant vécu des décennies à l'étranger, notamment aux États-Unis, se poursuit. Certains prévoient de s'installer en Corée après avoir achevé l'éducation de leurs enfants, d'autres transfèrent leur base de vie en Corée pour leur retraite ou pour prendre soin de parents âgés. Si l'on envisage de s'installer en Corée, la première tâche à examiner est le patrimoine. Selon le moment et les modalités de liquidation des biens immobiliers, des pensions et des actifs financiers laissés aux États-Unis, l'ampleur de la structure patrimoniale future et de la charge fiscale peut varier. En cas de migration sans préparation préalable, on risque de manquer le bon moment de cession des actifs et de supporter des pénalités fiscales excessives ou de s'exposer à une double imposition.
Le premier point à vérifier est la structure de détention juridique des actifs. Selon qu'ils sont détenus en nom propre, en indivision ou au sein d'une structure de trust (Trust), les modalités de gestion futures et le plan de transfert vers la Corée diffèrent. Le trust est un dispositif largement utilisé aux États-Unis pour gérer un patrimoine au nom du trust tout en simplifiant la procédure successorale et en planifiant la transmission des actifs ; on établit souvent un trust entre vifs afin que la succession ne passe pas par la procédure d'homologation d'un tribunal (Probate). Toutefois, en Corée, l'interprétation juridique et l'appréciation fiscale des structures de trust pouvant différer de celles des États-Unis, il faut examiner les questions afférentes avant de s'installer en Corée.
Beaucoup connaissent l'ampleur approximative de leur patrimoine, mais rares sont ceux qui ont organisé de manière systématique la structure de détention et la forme de possession. Les biens immobiliers situés aux États-Unis figurent parmi les actifs les plus importants dans le processus d'installation en Corée. Pour l'immobilier, c'est le moment de la cession, plutôt que la simple détention, qui est déterminant. Selon que la vente intervient avant ou après la conversion en résident au sens de la loi fiscale coréenne, les questions fiscales et le périmètre de déclaration à examiner peuvent différer.
Après la conversion en résident au sens de la loi fiscale coréenne, naît l'obligation de déclarer les revenus locatifs et les plus-values de cession des biens immobiliers américains non seulement aux États-Unis, mais aussi auprès du fisc coréen. Par conséquent, le moment de cession et la stratégie de détention de l'immobilier doivent être établis en tenant compte de manière globale non seulement de la situation du marché, mais aussi de l'évolution du statut fiscal dans les deux pays selon le maintien ou non de la carte verte ou de la citoyenneté américaine, ainsi que des obligations déclaratives.
Les pensions américaines, socle de la vie de retraite, nécessitent elles aussi une analyse préalable des modalités de retrait et du régime d'imposition. La pension de sécurité sociale américaine (Social Security), ainsi que les plans 401(k), IRA, etc., demeurent des actifs importants même après l'installation en Corée. Toutefois, selon le moment et les modalités de retrait, le montant réellement perçu et la charge fiscale varient. En particulier, les pensions relèvent d'un domaine où les régimes fiscaux coréen et américain peuvent s'appliquer simultanément. Il faut examiner, selon le type de pension, quel pays détient le pouvoir d'imposition et si le crédit d'impôt pour impôt payé à l'étranger est applicable, afin de réduire une charge fiscale imprévue.
Les plans de succession et de donation gagnent eux aussi à être orientés avant l'installation en Corée. Selon que le lieu de résidence du transmettant et du bénéficiaire est la Corée ou les États-Unis, le régime juridique applicable, les seuils d'exonération et les procédures administratives diffèrent totalement. La structure dans laquelle un héritier résidant en Corée reçoit des actifs situés aux États-Unis est fréquente en pratique, mais une succession transfrontalière requiert des procédures de préparation exigeantes et de nombreux points à examiner. Lorsqu'il existe un testament ou un contrat de trust rédigé aux États-Unis, il faut d'abord vérifier s'il est reconnu tel quel dans la procédure successorale nationale ou s'il nécessite un examen juridique distinct. Ce n'est qu'en concevant la succession et la donation comme un tout au sein d'un plan global de transfert patrimonial que l'on peut prévenir des litiges juridiques inutiles à l'avenir et réduire raisonnablement la charge fiscale.
Le moment de cession de l'immobilier, le plan de perception des pensions, la structure de succession et de donation, et le moment de conversion en résident au sens de la loi fiscale coréenne et américaine évoqués plus haut ne sont nullement des questions isolées. Tous ces éléments étant étroitement liés comme les rouages d'un même engrenage, une approche globale et organique au sein de l'ensemble de la structure patrimoniale est nécessaire, plutôt qu'un examen isolé d'un seul actif. Si l'on souhaite une installation stable en Corée, il est souhaitable d'organiser l'état de son patrimoine et d'examiner un plan de transfert patrimonial de long terme au moins six mois à un an à l'avance.
Lee Dong-o, journaliste (canon35@mt.co.kr)
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