Domaines
Notre équipe
Réserver

2026-07-03

Chronique de Maître Choi Gwang-hyun, cabinet juridique Daeryun
Récemment, l'histoire d'une victime de violences sexuelles d'une vingtaine d'années, qui a fait un choix tragique après avoir été désespérée par une décision de classement sans transmission des autorités d'enquête, a suscité l'indignation de la société. Cela invite à examiner la réalité structurelle qui contraint les victimes ayant eu le courage de déposer plainte à connaître le désarroi au seuil des autorités d'enquête, ainsi que les issues juridiques permettant de la surmonter.
Sous l'ancien régime de « transmission de tous les dossiers », même lorsque la police estimait qu'il n'y avait pas de charges, en principe l'ensemble du dossier était transmis au parquet, où le procureur réexaminait le raisonnement juridique. Toutefois, depuis la réforme des pouvoirs d'enquête, le pouvoir et la responsabilité d'enquête de premier ressort de la police ayant été renforcés, celle-ci peut désormais clôturer une enquête de sa propre initiative en vertu du point 2 de l'article 245-5 de la même loi. Certes, le procureur peut examiner le dossier classé et demander un complément d'enquête, mais ce taux ne dépasse en réalité que les 2 %.
En particulier, dans les affaires de délits sexuels ou d'infractions patrimoniales complexes, une enquête initiale reposant sur des preuves fragmentaires peut aboutir à un résultat indésirable. Par exemple, pour apprécier l'état d'incapacité mentale ou d'impossibilité de résistance de la victime dans une affaire de viol assimilé, il est indispensable d'examiner de manière globale le contexte, tel que le taux d'alcoolémie, les relevés d'appels avant et après les faits ou les messages envoyés à des proches.
Pourtant, lorsque la police tire des conclusions hâtives sur la seule base de fragments comme une partie d'images de vidéosurveillance ou les déclarations du suspect, ou clôt l'affaire sans même expliquer en quoi les éléments sont juridiquement insuffisants, le plaignant ne peut que crier à l'injustice.
En cas de décision de classement injuste, plutôt que de désespérer, il faut engager rapidement une réaction juridique. Le moyen de recours le plus sûr est le dispositif du « recours » prévu à l'article 245-7 du code de procédure pénale. Lorsque le plaignant, la victime ou son représentant légal (y compris, en cas de décès de la victime, le conjoint, les ascendants et descendants directs, les frères et sœurs) dépose un recours auprès du chef de l'unité dont relève l'officier de police judiciaire concerné, la police doit sans délai transmettre l'affaire au procureur.
Toutefois, cela ne signifie pas que la police reprend obligatoirement l'enquête, mais que le dossier est transmis au parquet pour un nouvel examen par le procureur. En particulier, le recours n'est enfermé dans aucun délai légal, mais en pratique, si un délai considérable s'est écoulé depuis la notification de la décision de classement, sa recevabilité peut être contestée ; surtout, le procureur devant restituer le dossier classé à l'officier de police judiciaire dans les 90 jours suivant sa réception (point 2 de l'article 245-5 du code de procédure pénale), il peut être difficile d'espérer un effet réel du recours après cette restitution. Autrement dit, plus le temps passe, plus il devient difficile de sécuriser des preuves objectives ; réagir rapidement est donc crucial.
En pratique, lorsqu'on traite des affaires de recours, on rencontre parfois le cas malheureux où l'on se contente de déposer des dizaines de pétitions affirmant que « la police n'a cru que l'agresseur ». Mais une simple plainte d'injustice ou la répétition des arguments antérieurs ne permet pas d'obtenir du parquet une instruction de complément d'enquête.
Il faut relever, en confrontant les déclarations du suspect aux relevés d'appels, les infimes contradictions temporelles, dénicher les pièces manquantes de l'enquête initiale comme les angles morts de la vidéosurveillance négligés par la police, et les assembler dans un mémoire juridique serré. Le recours n'est pas une simple contestation, mais une procédure hautement stratégique qui dissèque les failles du dossier existant et reconstruit les preuves pour convaincre un nouvel arbitre, le parquet.
La décision de classement n'est pas la fin de l'affaire, mais le début d'une autre procédure juridique. L'important n'est pas de se décourager devant un simple avis de notification, mais d'analyser minutieusement sur quels motifs et quelles preuves l'enquête s'est fondée, et de les compléter. Dans ce processus, pour percer les angles morts de l'enquête initiale et recueillir méthodiquement des preuves objectives, il est souhaitable, si nécessaire, de bénéficier de l'aide d'un professionnel du droit.
[Lire l'article complet]
« Le motif tient en une seule ligne » : le classement policier sans transmission… la stratégie de survie de la victime par le « recours » (accéder)Précédent
« Je ne savais pas que c'était un crime » : après avoir utilisé un téléphone prête-nom et réinitialisé son portable… le tribunal condamne à 5 ans de prison le collecteur d'argent d'une escroquerie téléphonique
Suivant
Un homme d'une vingtaine d'années ayant approché un écolier en promettant de payer ses frais de transport bénéficie d'un « non-lieu »
Tous les domaines En un coup d’œil
1/0
Réservation de consultation
Pour toute question juridique, consultez un avocat spécialisé en Contentieux impliquant des étrangers dans un bureau proche.