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2026-07-07

Accusée de diffusion de faits mensongers pour avoir pointé une « absence de communication » lors d'une diffusion en direct
Le parquet : « expression d'une opinion subjective… lien de causalité avec le préjudice commercial difficile à reconnaître »
Une streameuse virtuelle, poursuivie pour diffamation et entrave à l'activité après avoir exprimé son mécontentement envers son agence lors d'une diffusion sur Internet, a bénéficié d'un non-lieu de la part du parquet.
L'antenne de Pyeongtaek du parquet du district de Suwon a rendu, le 20 du mois dernier, une décision d'absence de charges pour insuffisance de preuves à l'égard de Mme A, une femme d'une vingtaine d'années transmise pour diffamation et entrave à l'activité.
Mme A était soupçonnée d'avoir, en mai de l'année dernière, tenu des propos pointant notamment des problèmes de gestion de son agence au cours d'une diffusion en direct. L'agence soutenait que Mme A avait porté atteinte à l'honneur de l'entreprise en diffusant des faits mensongers, et qu'il en avait résulté une entrave à son activité, sous la forme de commentaires malveillants et d'une baisse du chiffre d'affaires.
Mme A a nié en bloc les faits reprochés. Elle a rétorqué qu'avant cette diffusion, les réunions officielles avec l'agence avaient été interrompues et que la communication ne se faisait pas bien ; elle avait seulement fait part de son désarroi aux spectateurs, sans intention de dénigrer l'entreprise. Quant aux propos relatifs à d'autres activités, elle a ajouté qu'il s'agissait simplement de réactions consistant à relire et à reprendre le contenu des messages des spectateurs.
Le parquet a retenu les arguments de Mme A. Il a estimé que les propos de Mme A relevaient d'un jugement de valeur ou de l'expression d'une opinion subjective sur la gestion de l'entreprise du plaignant, et qu'il était difficile d'y voir l'exposé concret de faits mensongers destiné à porter atteinte à l'honneur d'autrui.
Le parquet a également expliqué : « La plupart des commentaires malveillants diffusés sur Internet, présentés comme preuves par l'agence, présentent un décalage temporel considérable avec la date de la diffusion, et leur contenu porte pour l'essentiel non pas sur les propos de Mme A mais sur la résiliation du contrat ; les preuves sont donc insuffisantes pour reconnaître un lien de causalité clair entre la diffusion de Mme A et le préjudice de l'agence. »
Maître Choi Han-sik, du cabinet juridique Daeryun (cabinet d'avocats), représentant de Mme A, a expliqué : « Pour que la diffamation soit constituée, il faut démontrer l'exposé de faits objectifs et non un simple jugement de valeur », ajoutant : « En analysant la circonstance réelle de rupture de communication à l'époque des faits et le contexte global de la diffusion, nous avons établi que ces propos ne constituaient qu'une expression d'opinion, et démontré méthodiquement, sur la base de données objectives, l'absence de lien de causalité entre le préjudice commercial allégué par l'agence et les propos de la mise en cause, ce qui a permis d'obtenir un classement sans suite. » whyjay@sportsseoul.com
Shin Jae-yu, journaliste
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