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2026-07-10

Face à une plainte pour diffamation, le mis en cause : « aucune intention de nuire à la réputation sociale »
Le tribunal : « conversation privée avec une personne déterminée… la publicité n'est pas caractérisée »
Un salarié, renvoyé en jugement pénal pour diffamation après avoir évoqué un soupçon de détournement de fonds au sujet d'un ancien collègue lors d'une prise de références, a été relaxé.
Le tribunal du district sud de Séoul a relaxé, le 10 du mois dernier, M. A, un homme d'une cinquantaine d'années poursuivi pour diffamation.
M. A était soupçonné d'avoir porté atteinte à l'honneur d'un ancien collègue en évoquant auprès d'un tiers un soupçon de détournement de fonds. M. A et M. B avaient été collègues dans une même entreprise par le passé. En mai 2024, alors qu'une connaissance de longue date envisageait de recruter M. B et demandait des références à M. A, celui-ci a tenu des propos du type : « Je crois savoir que M. B a détourné une carte d'entreprise et que la société prépare une action en justice. » M. B a alors porté plainte contre M. A, affirmant qu'il avait diffusé de faux faits auprès d'un tiers et porté atteinte à son honneur.
M. A a nié en bloc les faits reprochés. Il a fait valoir que ces propos n'étaient qu'une conversation tenue dans le cadre d'une prise de références habituelle dans le secteur, sans intention de dénigrer M. B ni de nuire à son évaluation sociale. Il a également soutenu qu'il n'avait pas affirmé le détournement de manière catégorique, mais s'était contenté de transmettre un point appelant la vigilance dans le cadre d'un recrutement.
Le tribunal a donné raison à M. A. La formation de jugement a jugé : « La personne qui a demandé les références par téléphone entretenait avec M. A une relation d'amitié de plus de 20 ans, et les propos en cause n'étaient qu'une conversation téléphonique privée tenue lors d'une prise de références », estimant « qu'il est difficile de considérer qu'ils étaient susceptibles d'être propagés à un nombre indéterminé ou important de personnes ».
Elle a poursuivi : « M. A n'a pas employé d'expression concrète et catégorique du type quand, où, par quel acte et quel montant M. B aurait détourné, et l'interlocuteur semble lui aussi l'avoir reçu comme un point à vérifier », jugeant : « On peut y voir des propos destinés à aider l'interlocuteur à prendre une décision raisonnable. »
Maître Jeong Sang-hyuk, du cabinet juridique Daeryun, défenseur du prévenu M. A, a expliqué : « Pour que la diffamation soit constituée, il faut examiner non seulement le contenu des propos, mais aussi s'ils étaient susceptibles d'être propagés à un nombre indéterminé ou important de personnes », ajoutant : « Dans cette affaire, nous avons principalement soutenu que la publicité n'était pas caractérisée, car il ne s'agissait que d'une conversation privée avec une personne déterminée. »
Maître Jeong Sang-hyuk, du cabinet juridique Daeryun, a ajouté : « En démontrant activement que les propos n'étaient pas susceptibles d'être propagés à plusieurs personnes et qu'ils visaient à aider la décision de l'interlocuteur, nous avons pu obtenir un jugement de relaxe. »
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Propos « il y a un soupçon de détournement » lors d'une prise de références sur un ancien collègue… le tribunal : « relaxe » (accéder)Précédent
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